Passer au contenu principal
Sitata
Haïti - Au bord du gouffre
g-pepg9haitinouvellessecuritevoyage

Haïti - Au bord du gouffre

ZM
Zaid Mughal
|

Le 15 mai 2023, le Secrétaire général des Nations Unies, António Guterres, a demandé l’intervention de la communauté internationale, avertissant que la situation tragique en Haïti met en danger la sécurité des Caraïbes et au-delà.

Guterres a exhorté la communauté internationale à comprendre qu’une solidarité effective avec Haïti n’était pas seulement une question de générosité. Il a souligné qu’il s’agissait essentiellement d’un intérêt personnel éclairé, car la situation actuelle en Haïti représente une menace pour la sécurité de toute la région.

Avec ses belles plages, ses grottes souterraines, ses récifs coralliens et ses montagnes préservées, Haïti était l’une des principales destinations touristiques des îles des Caraïbes dans les années 1970. Son passage d’une destination de voyage prisée à une tapisserie fracturée de désespoir est le résultat d’une polycrise.

Le déclin d’Haïti

L’instabilité politique et la crise socio-économique du pays ont été façonnées par de nombreux facteurs, notamment la violence liée aux gangs, les pénuries de carburant, la faim aiguë, les épidémies, les tremblements de terre, les troubles civils et l’inflation. Haïti est actuellement le pays le moins paisible et le plus pauvre des Caraïbes.

Earthquake in Haiti

Tremblement de terre en Haïti

La situation dans le pays s’est aggravée après l’assassinat du président Jovenel Moïse le 7 juillet 2021. Il a été tué dans sa résidence privée à Port-au-Prince par un groupe de mercenaires étrangers.

(Consultez aussi Incendies de forêt en Sibérie)

Le territoire des gangs

Selon des rapports médiatiques, de janvier à avril 2023, plus de 1400 personnes ont été tuées et environ 400 personnes ont été kidnappées dans le pays. L’ONU estime que les gangs armés contrôlent désormais jusqu’à 80 % de Port-au-Prince.

Ces gangs sont principalement liés au G-Pep et au G9, deux groupes engagés dans une lutte de pouvoir pour le contrôle de la capitale nationale. Dans leur effort pour prendre le contrôle, ils ont envahi des quartiers et tué des individus, plongeant la capitale haïtienne et ses environs dans un climat d’hostilité.

Récemment, des experts de l’ONU ont exprimé de graves inquiétudes face à l’augmentation de la violence en Haïti, y compris les violences sexuelles et l’exploitation perpétrées par les gangs contre les femmes et les enfants.

En réponse à la montée de la violence liée aux gangs, des civils ont formé des organisations d’autodéfense dans le cadre d’un mouvement appelé “Bwa Kale”. Son émergence, qui signifie métaphoriquement une justice expéditive, a donné lieu à des lynchages ou des meurtres par la foule de tout membre présumé d’un gang.

Les vols sont fréquents. Des voleurs armés à moto attaquent souvent leurs victimes en plein jour. De plus, il y a eu des incidents d’enlèvements contre rançon impliquant des ressortissants étrangers, des travailleurs humanitaires et des enfants.

Actuellement, le pays fait face à une situation sécuritaire dangereuse. De nombreux pays conseillent à leurs citoyens d’éviter tout voyage en Haïti pour cette raison. Si vous vous y rendez, nous vous recommandons de télécharger l’application Sitata pour une couche supplémentaire d’assistance et de protection.

Pour plus d’informations sur l’actualité, suivez-nous sur Instagram.

Mots-clés
g-pepg9haitinouvellessecuritevoyage
ZM
Rédigé par Zaid Mughal