SitRep : Guerre Israël-Gaza
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Le 17 octobre, des centaines de personnes ont été tuées dans une attaque par roquette sur l’hôpital Al-Ahli al-Arabi.
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Les Forces de Défense Israéliennes (IDF) devraient lancer prochainement une offensive terrestre dans la bande de Gaza.
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Le déploiement des troupes des IDF le long de la frontière avec Gaza se poursuit. Les derniers rapports indiquent qu’au moins 4200 personnes ont été tuées et plus d’un million déplacées depuis le 7 octobre.
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Plus de 50 Palestiniens ont été tués lors d’affrontements violents en Cisjordanie.
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Les tensions s’intensifient le long de la frontière libanaise. Le président américain (POTUS) doit se rendre en Israël le 18 octobre.
Contexte :
Dans les premières heures du 7 octobre, des groupes militants palestiniens dirigés par le Hamas ont lancé une attaque massive contre Israël en tirant un barrage de roquettes depuis Gaza. Le Hamas a cité les tensions concernant la mosquée Al-Aqsa et l’expansion des colonies juives comme raisons de l’attaque. Ils ont nommé cette attaque \“Opération déluge d’Al-Aqsa\”. Des militants ont infiltré le territoire israélien, attaquant des installations militaires et des civils, et prenant de nombreuses personnes en otages. Les Forces de Défense Israéliennes (IDF) ont lancé des frappes aériennes sur Gaza en réponse et ont baptisé leur contre-offensive \“Opération Épées de fer\”. Cette attaque s’est produite pendant la fête juive de Sim’hat Torah, un Shabbat, un jour après le 50e anniversaire du début de la guerre du Kippour, qui avait également commencé par une attaque surprise. Les conflits armés se poursuivent, affectant non seulement les zones de conflit immédiates mais aussi l’arrière-pays plus large.
Violences aux frontières et au-delà :
- Des échanges de tirs transfrontaliers fréquents ont eu lieu entre les IDF et des groupes militants basés au Liban, dont le Hezbollah et le Jihad islamique palestinien, depuis que le Hamas a lancé des attaques dans le sud d’Israël. Le 16 octobre, les IDF ont commencé à évacuer les résidents situés dans un rayon de 2 kilomètres de la frontière libanaise. Les zones concernées incluent Reger, Dishon, Kfar Yuval, Margaliot, Metula, Avivim, Dobb, Ma’ayan Baruch, Baram, Manara, Yiftah, Malkiah, Meshgav Am, Yaraon, Dafna, Arab al Aramsha, Shlomi, Natua, Ya’ara, Shtula, Matat, Zerait, Shumera, Batzat, Adamit, Rosh Hankara, Kfar Giladi et Hanita. Un jour plus tôt, l’accès des civils à la zone située dans un rayon de 4 kilomètres de la frontière partagée avec le Liban a été interdit. Cette région a été désignée comme une \“zone militaire fermée\”.
- Des escarmouches entre les forces militaires israéliennes et syriennes ont également été signalées dans la région du Golan. Le 12 octobre, Israël a lancé des frappes aériennes sur l’aéroport international de Damas (DAM) et l’aéroport international d’Alep (ALP), causant des dégâts importants aux deux aéroports et les rendant inopérants. Suite à cela, le 14 octobre, les IDF ont de nouveau ciblé l’ALP, faisant au moins cinq blessés. Au 16 octobre, le gouvernement syrien a rapporté que les services de l’ALP ont repris, mais le DAM reste non opérationnel.

- Cisjordanie : Les tensions se sont intensifiées en Cisjordanie, avec 52 Palestiniens tués lors d’affrontements avec les IDF, de raids d’arrestation et d’attaques par des colons juifs au cours de la semaine écoulée, selon le ministère palestinien de la Santé. Plus de 200 personnes ont été arrêtées dans la région.
Évacuation des ressortissants étrangers :
De nombreux pays à travers le monde se sont efforcés d’assurer le retour en sécurité de leurs citoyens dans leur pays d’origine.
Inde : Le gouvernement indien a lancé l''Opération Ajay’ pour rapatrier ses citoyens bloqués en Israël, en proie au conflit.
Canada : Air Canada a opéré deux vols spéciaux les 13 et 14 octobre depuis Athènes pour rapatrier les Canadiens et résidents permanents d’Israël.
États-Unis : Le département d’État américain a commencé à fournir des vols affrétés pour aider les Américains à quitter Israël à partir du 13 octobre.
Royaume-Uni : Le 12 octobre, le gouvernement britannique a lancé son premier vol vers Tel-Aviv pour faciliter l’évacuation de ses citoyens d’Israël.
Pologne : Le 8 octobre, le gouvernement polonais a annoncé qu’il évacuerait ses citoyens d’Israël en raison du conflit en cours entre Israël et les militants palestiniens.
Thaïlande : Le 9 octobre, le gouvernement thaïlandais a annoncé son plan d’évacuation. Au moins 24 ressortissants thaïlandais avaient perdu la vie dans le conflit.
Les pays suivants ont également procédé à des évacuations de leurs citoyens de la région déchirée par la guerre : France, Allemagne, Brésil, Arménie, Australie, Argentine, Corée du Sud, Thaïlande, Ukraine, Chili, Colombie, Danemark, Islande, Italie, Mexique, Pologne et Espagne. Les ressortissants étrangers actuellement en Israël ou dans les Territoires palestiniens doivent contacter immédiatement la mission diplomatique de leur pays pour une assistance d’urgence.
Derniers développements politiques
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États-Unis : Le président américain Joe Biden prévoit de se rendre en Israël le 18 octobre avant de se rendre en Jordanie pour des rencontres avec le roi Abdallah, le président égyptien Abdel Fattah el-Sissi et le président palestinien Mahmoud Abbas. Biden avait précédemment mis en garde l’Iran et le Hezbollah libanais contre toute escalade du conflit.
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Iran : Au cours des quatre dernières décennies, le leadership iranien a maintenu une position hostile constante envers Israël. Le 16 octobre, le ministre iranien des Affaires étrangères a mis en garde Israël, déclarant qu’il pourrait prendre des mesures dans un avenir proche alors qu’Israël se prépare à une invasion terrestre dans la bande de Gaza. Le ministre a souligné que le Hezbollah ne tolérerait aucune action israélienne à Gaza sans riposter et a évoqué la possibilité de \“mesures préventives\”.
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Commission européenne : La Commission européenne a annoncé le 16 octobre qu’elle établirait un pont aérien humanitaire via l’Égypte pour fournir des abris, des médicaments et des kits d’hygiène. Des convois de secours attendent actuellement près d’El Arish, en Égypte. La France et le Royaume-Uni ont annoncé une aide supplémentaire de 10 millions de dollars et 12,2 millions de dollars respectivement pour les civils palestiniens.
Impact sur les vols :
La situation concernant les vols vers Tel-Aviv peut changer, il est donc conseillé aux passagers de se tenir informés auprès de leurs compagnies aériennes respectives et de vérifier les mises à jour concernant les opérations de vol.
Vols suspendus ou détournés :
- Les transporteurs américains United Airlines, Delta Airlines et American Airlines ont suspendu leurs vols vers Tel-Aviv.
- Les opérateurs européens, dont Lufthansa, Air France, Finnair et Wizz Air, ont également suspendu leurs services.
- British Airways a initialement annulé tous les vols programmés vers l’aéroport Ben Gourion de Tel-Aviv.
- EasyJet a annulé ses vols vers Tel-Aviv au début de la semaine dernière, et ils restent suspendus jusqu’à nouvel ordre.
- TAP du Portugal a suspendu ses vols la semaine dernière et propose des remboursements ou des réorganisations sans frais supplémentaires.
- La compagnie aérienne Emirates de Dubaï a annulé tous ses services vers l’aéroport Ben Gourion jusqu’au 20 octobre.
- Hainan Airlines, une compagnie chinoise, a annulé les vols reliant Pékin et Shanghai à Tel-Aviv jusqu’au 31 octobre.

Vols opérationnels :
- Virgin Atlantic a annoncé la reprise d’un de ses deux vols quotidiens de Heathrow à Tel-Aviv le 20 octobre.
- La compagnie aérienne israélienne El Al opère ses vols comme prévu.
- Air Serbia et Ethiopian Airlines offrent des services limités.
- Etihad Airways opère un vol quotidien entre Tel-Aviv et Abou Dabi.
- Bluebird Airways poursuit ses vols programmés entre Tel-Aviv et les villes grecques d’Héraklion et d’Athènes, ainsi que Larnaca à Chypre.
- Georgian Airlines continue ses services entre Israël et la Géorgie.
Répercussions mondiales :
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Le conflit régional en cours suscite des inquiétudes quant à son impact mondial. Une conséquence majeure est l’augmentation du risque de crimes haineux, d’attaques de loups solitaires, de harcèlement et de manifestations en raison de l’exacerbation des émotions des deux côtés. Pour répondre à ces préoccupations de sécurité, les nations peuvent mettre en œuvre des mesures de sécurité renforcées pour protéger leurs populations et préserver l’ordre public.
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La nature sensible du conflit israélo-palestinien suggère que les rassemblements pro-palestiniens et pro-israéliens persisteront dans le monde entier. Ces événements offrent aux individus et aux groupes des plateformes pour exprimer leur solidarité avec l’un ou l”autre camp du conflit. Les rassemblements peuvent varier en taille et en intensité, allant de manifestations pacifiques à des événements plus conflictuels.
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